House of Cards LA série de 2013

 

House of cards la série évènement:

  • évènement parce que c’est la première série produite sur internet, donc non diffusée en télé et disponible en intégralité le premier soir.
  • évènement parce que c’est Kevin Spacey en rôle principal et c’est réalisé par David Fincher avec un budget de 100 millions de dollars.
  • évènement parce que c’est une série basée sur les arcades du pouvoir et les coups bas des politiques.

 Une série produite sur internet, donc non diffusée en TV et disponible en intégralité le premier soir.

C’est une première dans l’industrie TV, la série a été intégralement financée par NetFlix.

Netflix c’est un loueur de VHS/DVD canadien, un Vidéo Futur qui a vu le vent tourner avec l’arrivée d’internet et s’est mis à la VOD. C’est un aujourd’hui un monstre outre Atlantique avec quelques 25 millions d’abonnés, et on attend toujours de le voir débarquer en France. Netflix c’est donc un service qui propose pour 8$ / mois d’accéder à une multitude de films et séries en streaming, c’est 100% légal (outre atlantique) et 0% de pub. Etant donné le format de Netflix, le distributeur / streameur a mis la série en intégralité en ligne dès le premier soir. Les plus courageux ont donc pu visionner les 13 épisodes de 52 minutes la première nuit.

Cette série détonne donc par le fait d’être produite par internet, pour internet. Ce nouveau format de diffusion supprime la « chronologie des médias » dont on a l’habitude, cette fois il n’y a pas d’attente entre la première diffusion TV et la sortie en DVD, la serie est disponible instantanément, et vous pouvez la visionner autant de fois que vous le souhaitez.

Une petite révolution en somme.

Kevin Spacey en rôle principal et c’est réalisé par David Fincher avec un budget de 100 millions de dollars.

Deuxième révolution, House Of Cards c’est une série à 100 millions de dollars (pour les 2 saisons).

En comparaison Game of Thrones a bénéficié d’un budget d’environ 45 million de dollars pour sa première saison. 100 millions de dollars c’est énorme, même pour le cinéma, puisque The Social Network de Fincher avait nécessité un budget de 50 millions de dollars « seulement ».

Ce budget permet d’avoir une série réalisée par David Fincher (Fight Club, Seven, etc…) et un Kevin Spacey, qui incarne à merveille le membre du congrès usant et abusant de coup bas et autres situations compromettantes pour arriver à ses fins. La réalisation est léchée, les images belles. On se laisse bercer au long de chaque épisode. Pas de problème on ne regarde pas Julie Lescault mais bel et bien une superproduction !

 

Une série basée sur les arcades du pouvoir et les coups bas des politiques.

La série est inspirée de la série House of Cards britannique  diffusée par la BBC à la fin de l’année 90, mettant en scène les dessous de la politique britannique après Margaret Thatcher. La série était elle même inspirée d’une nouvelle écrite par Michael Dobbs ancien membre du partie conservateur. La série ne part donc pas sur quelque chose d’entièrement nouveau, mais sur un sujet qui est peu souvent traité à la télévision.  Ici on est plongé dans un mélange des Marches du Pouvoir et de Thank You For Smoking avec cet aspect calcul et actions de pression. La journaliste d’investigation du Washington Herald Zoe Bames (Kate Mara) nous rappelle également Les Hommes du Président sur le Watergate avec Dustin Hoffman et Robert Redford. Mais le personnage principal est Frank Underwood (Kavin Spacey), un vieux loup de la politique, qui s’aperçoit au dernier moment qu’il n’a pas le poste de secrétaire d’état que l’on lui avait promis. Ce personnage manipulateur et calculateur s’adresse souvent à la caméra et partage ses ressentis. Cette posture est tirée de l’oeuvre de la BBC mais n’est pas sans rappeler Nestor Burman dans American Beauty. A cette différence près qu’ici Spacey ne campe pas un looser, mais bel et bien un requin de la politique.

 

J’ai donc attaqué le premier épisode comme un travail de recherche (55min).

On se laisse porter doucement, c’est presque un peu mou, mais on comprend bien le rôle de chaque personnage. Au cours de cet épisode on nous fixe le contexte. Puis sur la fin de l’épisode la machine se lance. Et là on retrouve le fameux effet Prison Break avec cet élan irrésistible qui nous force à lancer l’épisode suivant.

Les rôles sont incarnés à la perfection, les personnages qui peuvent paraître presque lisses au premier épisode se révèlent être soit les pires salopards du monde soit les plus soumis (jeu de pouvoir et coup bas politique oblige).

Pour faire simple foncez !  La série se dévore à merveille et on n’en revient pas d’avoir fini aussi vite les 13 épisodes. Heureusement que la Saison 2 est déjà signée…

Si vous êtes dans un pays ou Netflix est accessible, ou qu’un proche vous propose un moyen moins légal foncez et dévorez ces 13 épisodes de 55 minutes.

Sinon il faudra attendre la diffusion de la série sur Canal +, la chaîne ayant acheté les droits mais pas encore communiqué la date de diffusion.